Je retranscris ci-dessous un éditorial paru dans l'hebdomadaire "La Vie" du milieu septembre. Une parole responsable et cohérente, sans langue de bois... quitte à employer certains mots qui fâchent. On aimerait que le discours écologiste dans son ensemble suive l'exemple... Merci à France Nature Environnement et Réseau Action Climat pour cette prise de parole.
La mise en page (surlignement ou gras) est de mon fait. L'article lui même, en dehors du titre et de la première phrase, n'avait pas de typographie mettant en relief tel ou tel propos. Le texte, lui, est bien sûr intégralement retranscrit.
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Mauvais pour le climat
Pour les responsables transport du Réseau action climat et de la FNE, le chèque transport ne répond pas aux enjeux de l'avenir.
L'État s'est engagé à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050... et le gouvernement vient d'annoncer une mesure qui ne résout pas les problèmes énergétiques à long terme: un chèque destiné aux salariés pour compenser les coûts du transport !
Ce chèque vise à remédier à la «flambée conjoncturelle» du prix du pétrole. Or, il s'agit d'une augmentation structurelle, due à la raréfaction des ressources. Certains ménages dépensent, en effet, plus de 30 % de leur budget dans les transports, en grande partie à cause d'une politique d'urbanisme et d'aménagement du territoire déficiente basée sur le court terme, provoquant des déplacements sur de longues distances. La dépendance à la voiture individuelle nourrit la hausse des émissions de gaz à effet de serre.
Pour les utilisateurs de la voiture qui n'ont pas accès aux transports en commun, il existe des solutions intelligentes: le covoiturage, l'incitation des entreprises à s'engager dans un plan de déplacement (PDE) ou l'achat de voitures moins énergivores. Pour répondre à plus long terme aux défis énergétiques, nous souhaitons une politique ambitieuse.
Il faut rapprocher progressivement logements, emplois, loisirs et commerces, ce qui permettra de limiter les déplacements quotidiens. L'étalement urbain doit ainsi être combattu par une politique de densification des espaces. Il est urgent aussi de renforcer la politique d'aide en faveur des transports collectifs et des modes de déplacement doux (vélo...), aussi bien en milieu rural qu'urbain..