Forum citoyen pour un débat d'idées, dans le respect des personnes et la bienveillance à leur égard.
Ce sont les mots qui viennent à l’esprit quand on résume les derniers mois de la gestion municipale. A titre d’exemple, l’environnement et la concertation sont les parents pauvres de cette gestion. L’exemple développé ici concerne les choix d’aménagement et d’urbanisme.
Opération Péage : reloger les services techniques. En face de la Mairie, des bâtiments anciens abritent des services de la commune. Ils vont être démolis, pour faire place à un immeuble avec des commerces en rez-de-chaussée. Il faut donc reloger les services.
Les bâtiments qui vont être démolis
L’achat d’un nouveau local. En octobre 2009, un entrepôt avec bureaux et parkings, rue Eymard Duvernay, a été acheté par la municipalité, pour reloger les services. La délibération du Conseil Municipal indique : « l’acquisition de cette propriété constitue une réelle opportunité pour réinstaller le pôle aménagement et d’offrir (sic) après travaux des locaux optimisés pour le fonctionnement et l’accueil du public ». Les Domaines avaient estimé le prix à 500 000 euros. La ville a payé 600 000 euros.
Une demande de subvention. En mai 2010, la municipalité demande des subventions à l’Etat, au Conseil Régional Rhône Alpes, et au Conseil Général de l’Isère, pour les travaux d’aménagement de ce nouveau local. Montant annoncé des travaux, hors taxes : 668 000 euros. Part des subventions demandées : 40 %.
Le bâtiment acheté en 2009
Les études d’aménagement. En janvier 2011, après quelques mois d’études, la municipalité adopte l’avant-projet d’aménagement de ces nouveaux locaux. Les études ont coûté 61 241 euros.
A vendre avant le 30 juin. Coup de théâtre en mars 2011 : la municipalité estime que les locaux ne conviennent plus, que les travaux d’aménagement sont trop onéreux. La municipalité décide de mettre en vente le nouveau local, «à un prix qui ne soit pas inférieur à 800 000 euros».
Excellente affaire ? Alors bénéfice de 200 000 euros pour la ville ? Même pas. En fait, avec le coût des études, les impôts, les frais de notaire, les frais de recherche d’un acheteur, le bénéfice, s’il y en a un, sera maigre. Par ailleurs, le rôle d’une commune n’est pas de faire elle-même de la spéculation immobilière, ni d’inciter au dérèglement du marché de l’immobilier en pariant sur l’emballement hasardeux des prix.
Un nouveau local pour les services techniques.
Puisque le nouveau local est maintenant à vendre, il faut trouver un nouvel endroit pour reloger les services. La municipalité l’annonce en juin 2011 : ce seront des locaux provisoires, à la place de l’Espace Jeunes, chemin de la Pallud. Choix un peu consternant pour la qualité esthétique, et le coût final quand une solution définitive sera trouvée.L’Espace Jeunes : inauguré en février, condamné en juin. Au cours de l’été 2010, la façade de l’Espace Jeunes a été peinte par les jeunes. L’inauguration a eu lieu en février 2011. A peine 4 mois plus tard, on apprend que ce lieu est condamné à disparaître. Les jeunes, variable d’ajustement, apprécieront… Quand on connaît la patience qu’il faut pour établir la confiance avec les jeunes, tout sera à recommencer à l’Espace Doyen Gosse, où seront transférées les activités de l’Espace Jeunes. Pas sûr que les jeunes de la Petite Tronche, du Péage, de la Grande Tronche s’y déplacent.
L'espace Jeunes chemin de la Pallud
Le skate parc à Brise des Neiges. Et le skate parc, actuellement au pied de l’Espace Jeunes ? Aux dernières nouvelles, il ira dans le parc Brise des Neiges, sous les fenêtres de la crèche.
Septembre 2011. Le bâtiment acheté en 2009 n'a évidemment pas été vendu au 30 juin. La date limite est repoussée au 30 septembre. La construction d'un bâtiment non pas préfabriqué, mais "modulaire" a été décidée, pour un coût de 622 649 €, alors que seulement 400 000 € étaient prévus au budget. Il parait que ce palais ne sera pas laid.
La gestion au quotidien. Lors du vote du budget en mars 2011, le maître mot était : « une gestion au quotidien ». On peut traduire par « gestion à la petite semaine » dépourvue d’orientations pour l’avenir de notre commune.